Paul Meyer (philologue)
Directeur École nationale des chartes | |
---|---|
- | |
Président Société de l'École des chartes | |
- | |
Président Société historique d'Auteuil et de Passy |
Naissance | |
---|---|
Décès | |
Sépulture | |
Nom de naissance |
Marie Paul Hyacinthe Meyer |
Nationalité | |
Formation | |
Activités | |
Parentèle |
Jean Réville (beau-frère) |
A travaillé pour | |
---|---|
Membre de | |
Maître | |
Distinctions |
Marie-Paul-Hyacinthe Meyer, né le à Paris et mort le à Saint-Mandé, est un philologue et romaniste français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Ancien élève du lycée Louis-le-Grand, Paul Meyer entre directement à l’École impériale des chartes où il est élève de Francis Guessard. Il obtient son diplôme d’archiviste paléographe en 1861 avec une thèse intitulée Recherches sur la langue parlée en Gaule aux temps barbares (Ve--IXe siècle), puis la charge d’un cours libre. En 1863, il intègre la section des manuscrits à la Bibliothèque nationale pour le compte de laquelle il est alors désigné pour effectuer de nombreuses missions en Angleterre afin d’y récupérer des documents concernant l’histoire littéraire française.
Ayant commencé par l’étude de la littérature occitane ancienne avant d’effectuer une œuvre considérable dans beaucoup de différentes sections de la littérature romane, il supplée, à partir de 1869, Francis Guessard à la chaire de langues romanes de l'École des chartes, dont il ne deviendra titulaire qu'en 1882. Il est élu, en 1876, au Collège de France, à la chaire de langue et littérature de l’Europe méridionale, qu'il conservera jusqu'en 1906. En 1882, il devient directeur de l’École nationale des chartes, dont il était déjà secrétaire depuis 1872, puis, en 1883, membre de l’Académie des inscriptions.
Paul Meyer a été considéré à son époque comme une autorité majeure sur la langue française et il compte, avec Gaston Paris, parmi les « fondateurs » de la philologie moderne en France. Il est, avec ce dernier, l’un des fondateurs de la Revue critique en 1866 et, en 1872, ils lancent ensemble une nouvelle revue, Romania, qui devait exercer une grande influence et bénéficier d’un prestige international dans le domaine des études romanes. Trois ans après, ils créent la Société des anciens textes français.
Paul Meyer fut un ardent défenseur d'Alfred Dreyfus et s'est engagé dès août 1898 en faveur de la révision de son procès[1]. Il a témoigné de façon efficace comme expert en écriture pour la défense dans le procès en diffamation intenté contre Emile Zola après la publication de son J'accuse[2],[3],[4].
Distinctions
[modifier | modifier le code]Œuvres
[modifier | modifier le code]- Rapports sur les documents manuscrits de l’ancienne littérature de la France conservés dans les bibliothèques de la Grande-Bretagne, 1871 ;
- Recueil d’anciens textes bas-latins, provençaux et français, 2 parties, 1874-1876 ;
- Alexandre le Grand dans la littérature française du moyen âge, 2 t., 1886 ;
- L’Apocalypse en français au XIIIe siècle (Paris MS fr. 403), 1900-1, avec Léopold Delisle ;
Parmi les textes en ancien français qu’il a publiés pour la Société des anciens textes français, la Société de l’histoire de France et indépendamment :
- Aye d’Avignon, 1861, avec Guessard
- Flamenca, 1865 ;
- L’Histoire de Guillaume le Maréchal, 3 t., 1892-1902 ;
- Raoul de Cambrai, 1882, avec Auguste Longnon
- Fragments d’une vie de Saint Thomas de Canterbury, 1885 ;
- Guillaume de la Barre, Firmin Didot et Cie, 1895
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Jacques-Philippe Saint-Gerand, Notes de lecture de Gaston Paris et Paul Meyer : Correspondance 1861-1903, p. 9 (en ligne).
- Extrait de son témoignage comme expert en écriture dans Savants contre experts (sur Wikisource).
- École nationale des chartes sur France Culture, Les hypothèses de Paul Meyer à la lumière de l’analyse computationnelle, 13 janvier 2020 (en ligne).
N.B. Le portrait de Paul Meyer en entête de cette page et repris dans cet article a été dessiné lors de la huitième audience du procès Zola. - Lettre de Paul Meyer à Émile Zola datée de New York, 5 juin 1899 (en ligne).
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Genèses, n° 14, Paris, Calmann-Levy, 1901, p. 119.
- « Nécrologie », dans Bibliothèque de l'École des chartes, 1917, no 78, p. 429-446 [en ligne]
- Clovis Brunel, « Paul Meyer (1840-1917) », dans Annales du Midi, 1918, tome 30, no 117-118, p. 488-492 (lire en ligne)
- Bähler, Ursula, « Être femme et philologue il y a cent ans : Maria Johanna Minckwitz écrit à Gaston Paris et à Paul Meyer », dans Engagement und Diversität: Frank-Rutger Hausmann zum 75. Geburtstag, dir. par Wolfgang Asholt, Ursula Bähler, Bernhard Hurch, Henning Krauss et Kai Nonnenmacher, Romanische Studien: Beihefte 4 (München: AVM, 2018), 47–98. Online
- Corbellari, Alain, « Joseph Bédier vu par Paul Meyer », dans Engagement und Diversität: Frank-Rutger Hausmann zum 75. Geburtstag, dir. par Wolfgang Asholt, Ursula Bähler, Bernhard Hurch, Henning Krauss et Kai Nonnenmacher, Romanische Studien: Beihefte 4 (München: AVM, 2018), 99–106. Online.
- Trachsler, Richard, « Les hommes, les archives, les livres : à propos du Fonds Paul Meyer conservé à la Bibliothèque Universitaire de Nancy », dans Engagement und Diversität: Frank-Rutger Hausmann zum 75. Geburtstag, dir. par Wolfgang Asholt, Ursula Bähler, Bernhard Hurch, Henning Krauss et Kai Nonnenmacher, Romanische Studien: Beihefte 4 (München: AVM, 2018), 433–444. Online.
- Paul Meyer - Gaston Paris, Correspondance. Éditée par Charles Ridoux, avec la collaboration d’ Ursula Bähler et d’Alain Corbellari, Firenze, SISMEL - Edizioni del Galluzzo, 2020
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Philologue français
- Romaniste français
- Médiéviste français
- Bibliothécaire français
- Élève du lycée Louis-le-Grand
- Archiviste paléographe
- Enseignant à l'École des chartes
- Professeur au Collège de France
- Docteur honoris causa de l'université de St Andrews
- Docteur honoris causa de l'université d'Oxford
- Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
- Membre de la British Academy
- Membre de l'Académie des Lyncéens
- Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1907
- Naissance en janvier 1840
- Naissance dans l'ancien 11e arrondissement de Paris
- Décès en septembre 1917
- Décès à Saint-Mandé
- Décès dans le département de la Seine
- Décès à 77 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse